POUR COMMENCER
Soleil ! soudard plaqué d'ordres et de crachats, Planteur mal élevé, sache que les Vestales A qui la Lune, en son équivoque œil-de-chat, Est la rosace de l'Unique Cathédrale,
Sache que les Pierrots, phalènes des dolmens
Et des nymphéas blancs des lacs où dort Goraorrhe,
Et tous les bienheureux qui pâturent l'Eden
Toujours printanier des renoncements, — t'abhorrent.
Et qu'ils gardent pour toi des mépris spéciaux, Bellâtre, Maquignon, Ruffian, Rastaquouère \ breloques d'œufs d'or, qui le prends de si haut \vec la terre et son Orpheline lunaire.
10 PUESIES
Continue à fournir de couchants avinés Les lendemains vomis des fêtes nationales, A styler tes saisons, à nous bien déchaîner Les drames de l'Apothéose Ombilicale !
Va, Phœbus ! mais, Dèva, dieu des Réveils cabrés, Regarde un peu parlois ce Port-Royal d'esthètes Qui, dans leurs décamérons lunaires au frais, Ne parlent de rien moins que mettre à prix ta tête.
Certes, lu as encor devant toi de beaux jours ; Mais la tribu s'accroît, de ces vieilles pratiques De l'A QUOI BON ? qui vont rêvant l'art et l'amour Au seuil lointain de l'Agrégat inorganique.
PoL.r aujourd'hui, vieux beau, nous nous contenterons
De mettre sous le nez de Ta Badauderie
Le mot dont l'Homme t'a déjà marqué au front;
Tu ne l'en étais jamais douté, je parie ?
— Sache qu'on va disant d'une belle phrase, os Sonore mais très nul comme suc médullaire, De tout boniment creux enûn : c'est du pathos. C'est du Phœbus! — Ah ! pas besoin de commentaires..
l'imitation de NOTnE-DAME LA LUNE 11
0 Vision du temps où l'être trop puni,
D'un : a Eh I va donc, Phœbus 1 » te rentrera ton prêche
De vieux Crescite et multiplicamini,
Pour s'inoculer à jamais la Lune fraîche 1
POESIIiS