LUNES EN DETRESSE
Vous voyez, la Lune chevauche Les nuages noirs à tous crins, Cependant que le vent embouche Ses trente-six raille buccins I
Adieu, petits cœurs benjamins Choyés comme Jésus en crèche, Qui vous vantiez d'être orphelins Pour avoir toute la brioche !
Parlez dans le vent qui se fâche, Sous la Ijune sans lendemains, Cherchez la pâtée et la niche Et les douceurs d'un traversin.
l'imitation de notiœ-dame la lune
Et vous, nuages à tous crins, Rentrez ces profils de reproche, C'est les trente-six raille buccins Du vent qui m'ont rendu tout lâche.
D'autant que je ne suis pas riche, Et que Ses yeux dans leurs écrins Ont déjà fait de fortes brèches Dans mon patrimoine enfantin.
Partez, partez, jusqu'au matin!
Ou, si ma misère vous touche, Eh bien, cachez aux traversins Vos têtes, naïves autruches,
Eternelles, chères embûches Où la Chimère encor trébuche I