CLAIR DE LUNE
Penser qu'on vivra jamais dans cet astre, Parfois me flanque un coup dans l'épigaslre.
Ah ! tout pour toi, Lune, quand tu t'avances Aux soirs d'août par les féeries du silence !
Et quand tu roules, démâtée, au large A travers les brisants noirs des nuages !
Oh ! monter, perdu, m'étancher à même Ta vasque de béatifiants baptêmes!
Astre atteint de cécité, fatal phare
Des vols migrateurs des plaintifs Icares !
16 POÈSILS
Œil stérile comme le suicide,
Nous sommes le congrès des las, préside;
Crâne glacé, raille les calvities De nos incurables bureaucrati s;
0 pilule des léthargies finales, Infuse-toi dans nos durs encéphales!
0 Diane à la chlamyde très dorique, L'Amour cuve, prend ton carquois et piciue,
Ah ! d'un trait inoculant l'être aptère, Les coeurs de bonne volonté sur terre I
Astre lavé par d'inouïs déluges,
Qu'un de tes chastes rayons fébrifuges,
( Ce soir, pour inonder mes draps, dévie, » Que je m'y lave les mains de la vie !
l'imitation de nothe-dame la lune 17