‹ PoésiesChapitre 4 sur 64 · CLAIR DE LUNE · texte numérisé non relu

CLAIR DE LUNE

Penser qu'on vivra jamais dans cet astre, Parfois me flanque un coup dans l'épigaslre.

Ah ! tout pour toi, Lune, quand tu t'avances Aux soirs d'août par les féeries du silence !

Et quand tu roules, démâtée, au large A travers les brisants noirs des nuages !

Oh ! monter, perdu, m'étancher à même Ta vasque de béatifiants baptêmes!

Astre atteint de cécité, fatal phare

Des vols migrateurs des plaintifs Icares !

16 POÈSILS

Œil stérile comme le suicide,

Nous sommes le congrès des las, préside;

Crâne glacé, raille les calvities De nos incurables bureaucrati s;

0 pilule des léthargies finales, Infuse-toi dans nos durs encéphales!

0 Diane à la chlamyde très dorique, L'Amour cuve, prend ton carquois et piciue,

Ah ! d'un trait inoculant l'être aptère, Les coeurs de bonne volonté sur terre I

Astre lavé par d'inouïs déluges,

Qu'un de tes chastes rayons fébrifuges,

( Ce soir, pour inonder mes draps, dévie, » Que je m'y lave les mains de la vie !

l'imitation de nothe-dame la lune 17

Page 1