‹ PoésiesChapitre 41 sur 64 · LE BON APOTRE · texte numérisé non relu

LE BON APOTRE

Nous avons beau baver nos plus fières salives, Leurs yeux sont tout I Ils rêvent d'aumônes furtives !

0 chairs de sœurs, ciboires de bonheur ! On peut Blaguer, la paire est là ; comme un et un font deux.

— Mais ces yeux, plus on va, se fardent de mystère !

— Eh bien, travaillons à les ramener sur Terre 1

— Ah ! la chasteté n'est en fleur qu'en souvenir !

— Mais ceux qui l'ont cueillie en renaissent martyrs !

Martyres mutuels ! de frère à sœur sans Père ! Comment ne voit-on pas que c'est là notre Terre?

Et qu'il n'y a que ça ! que le reste est impôts

Dont nous n'avons pas même à chercher l'à-propos t

Il faut répéter ces choses! Il faut qu'on tette Ces choses ! jusqu'à ce que la Terre se mette.

Voyant enfin que Tout vivotte sans Témoin, A vivre aussi pour Elle, et dans son petit coin t

Et c'est bien dans ce sens, moi, qu'au lieu de me taire, Je persiste à narrer mes petites adaires.

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