‹ PoésiesChapitre 55 sur 64 · LE VAISSEAU FANTOME · texte numérisé non relu

LE VAISSEAU FANTOME

11 était un petit navire Où Ugolin mena ses fils, Sous prétextCi le vieux vampire 1 De les fair' voyager gratis.

Au bout de cinq à six seinaines, Les vivres vinrent à manquer, Il dit : « Vous mettez pas en peine ; M Mes fils n'm'ont jamais dégoûté ! »

On tira z'à la courte paille, Formalité ! raffinement !

Car cet homme, il n'avait d'entrailles Qu'pour en calmer les tiraiU'menls,

Et donc, stolque et légendaire,

Ugolin mangea ses enfants.

Afin d'ieur conserver un père...

Oh ! quand j'y song', mon cœur se fend !

Si cette histoire vous enibôte.

C'est que vous êtes un sans-cœur !

Ah ! j'ai du cœur par-d'ssus la télé.

Oh ! rien partout que rir's moqueurs !...

DIMANCHES

L^VRRTBs to Ophelta :

The chariest maid is prod'gal enougk If she unmask her beauty to tiie mooR.

J'aime, j'aime de tout mon siècle! cette hostie Féminine en si vierge et destructible chair Qu'on voit, au point du jour, altièrement sertie Dans de cendreuses toilettes déjà d'hiver, Se fuir le long des cris surhumains de la mer 1

( Des yeux dégustateurs âpres à la curée ; Une bouche à jamais cloîtrée ! )

( — Voici qu'elle m'honore de ses confidences; jfe J'en souffre plus qu'elle ne pense!)

224 POKSlts

Chère perdue, comment voire esprit éclairé, Et ce stylet d'aciei de vos regards blenaii'cs N'ont-ils pas su percer à jour la mise en frais De cet économique et passager bellâtre ?... — 11 vint le premier; j'étais seule devant l'âlre.

Hier l'orchestre attaqua Sa dernière polka.

Oh ! l'automne, l'automne I

Les casinos

Qu'on abandonne Remisent leurs pianos !..,

Phrases, verroteries, Caillots de souvenirs. Oh 1 comme elle est maigrie !

Que vais-je devenir?...

Adieu ! Les files d'ifs dans les grisailles

Ont l'air de pleureuses de funérailles

Sous l'autan noir qui veut que tout s'en aille.

Assez, assez, C'est toi qui as commencé,

DES FLEUnS DE BONNE VOLONTli

Va, ce n'est plus l'odeur de tes fourrures.

Va, vos moindres clins d'yeux sont des parjures.

Tais-toi, avec vous autres rien ne dure.

Tais-toi, tais-toi, On n'aime qu'une fois...

22fi

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