‹ Poésies légèresChapitre 131 sur 132 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

A qui la Grèce rend les armes ?

Eh ! quelle autre beauté jamais A pu réunir tant de charmes !

La seule Aspasie a le droit D^eachaîner à son char tous les cœurs sans réserve ; C'est Vénus alors qu'on la voit , Quand on l'écoute c'est Minerve.

LE CHOEUR

Peut-on méconnaître ces traits , etc.

ZEfXIS.

Puis-je méconnaître ces traits, etc.

ASPASiE f à Zeuxis.

Pardonne un innocent détour , Et comble enfin notre espérance ; Aujourd'hui dupe de l'amour, Un rival rit de ta souffrance j Demain il peut avoir son tour , Et sa complice quelque jour Peut l'être aussi de ta vengeance.

ZEUXIS

Je ne puis résister à cet espoir si doux , Et je sens dans mon cœur expirer mon courroux. {Après un moment de réflexion.)

J'achèverai cet immortel ouvrage;

Trop heureux fils de Clinias ,

Sous mes crayons tu revivras ,

Et les jours que tu me devras

Du temps ne craindront pas l'oulrage.

ASPASIE

Nous avons vaincu sa fierté !

Volez tous deux au temple de mémoire ; Les pinceaux de Zeuxis, les lauriers de la gloire Sont les garants de l'immortalité.

ZEUXIS

Du génie et de la beauté

Consacrons la puissance.

ALCIBIADE

Des arts et de la liberté Célébrons l'alliance.

ASPASIB.

Vainqueurs de leurs tyrans , Libres de leurs entraves, L'amour et les talents Ne sont jamais esclaves.

LE CHoerR.

Du génie et de la beauté

Consacrons la puissance ; Des arts et de la liberté Célébrons l'alliauce.

[La pièce est terminée par un dit^ertissement allé gorlque figurant V alliance et la liberté des arts.}

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