‹ Poésies légèresChapitre 22 sur 132 · LES QUATRE AGES · texte numérisé non relu

LES QUATRE AGES

Philis , plus avare que tendre , Ne gagnant rien à refuser , Un jour exigea de Lisandre Trente moutons pour un baiser»

Le lendemain nouvelle affaire ; Pour le berger le troc fut bon ; Il exigea de la bergère Trente baisers pour un mouton.

Le lendemain Pliilis plus tendre , Craignant de déplaire au berger , Fut trop heureuse de lui rendre Tous ses montons pour un baiser.

Le lendemain Philis peu sage , Aurait donné moutons et chien , Pour un baiser que le volage A Lisette donnait pour rien.

Trois chansons de M. de Béranger , V Aveugle de Bagnolet, le Bon Fieillard (i) et Ze Vieux

(i) Cette chanson n^appartient que par la forme au genre villageois. L'auteur a voulu y peindre un ancien noble , dégagé de tous les préjugés de sa caste, et sans fiel contre un bien-être général , acquis aux dépens de son bonheur particulier.

ESSAI SUR LA POÉSIE LÉGÈRE. 6l

Ménétrier, se disputent le prix de la chanson villageoise : je le de'cerneacette dernière; mais , comme elles sont dans toutes les mémoires, le public pourra confirmer mon choix, sans qu'il soit besoin de les lui remettre toutes trois sous les yeux.

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