‹ PoésiesChapitre 7 sur 65 · PRINTEMPS · texte numérisé non relu

PRINTEMPS

Lève-toi ! lève-toi ! le printemps vient de naître î Là-bas, sur les vallons, flotte un réseau vermeil ! Tout frissonne au jardin, tout chante, et ta fenêtre, Comme un regard joyeux, est pleine de soleil !

Les larges espaliers, couverts de boutons roses, De leur haleine douce embaument le ciel pur. Seule, la vigne est nue, et, près des fleurs écloses, Comme un serpent transi rampe au long du vieux mur !

3lî PESTONS ET ASTRAGALES

Du côté des lilas aux touffes violettes,

Mouches et papillons omissent à la fois;

Et le muguet sauvage, ébranlant ses clochettes,

A réveille l'amour endormi dans les bois !

Puisque avril a semé ses marguerites blanches, Laisse ta mante lourde et ton manchon frileux; Déjà L'oiseau t'appelle, e irs les pervenches

Te souriront dans l'herbe en voyant tes yeux bleus !

Viens, partons ! au matin, la source est plus limpide ; N'attendons pas du jour les brûlantes chaleurs; Je veux mouiller mes pieds dans la rosée humide, Et te parler d'amour sous les poiriers en fleurs !

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