‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-Pétersbourg (volume 2)Chapitre 102 sur 353 · LVII. — BALADE · texte numérisé non relu

LVII. — BALADE

D: dame, tant vous aim sans meffaire De cuer, de corps, de desir, de penser,

Que nulle autre, fors vous, ne me puet plaire

En maniere que la peüsse amer.

Et sachiés bien que tant vueil endurer

Que, se la mort recevoir en devoie,

N'’en recroiray, quoy qu’avenir m'en doie.

Et si me doubt, tres douce debonnaire, Qui belle et bonne et sage estes sans per, Qu'il ne doie vo gentil cuer desplaire L'amour, de coy je vous aim sans fausser.

Las ! ce me fait languir et desperer.

Mais vraiement, combien qu’il vous anoie, N’en recroiray, quoy qu’avenir m'en doie ;

Ms. : estes.

deüssiez M R.

amer ne vous fine E.

N'en retraira- MR;quequ'BFMNR.

desesperer À CF.

15 Eins vueil adès vo dous service faire (fol. sr v°. a) Tres loyaument, tant com porray durer, | Com vrais amis qui vous vueil sans retraire Servir, celer, chierir et honnourer.

Et s’il vous plaist à moy reconforter,

20 Tres bien ferés, car pour mal ne pour joie N'en recroiray, quoy qu’avenir m'en doie.

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