‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-Pétersbourg (volume 2)Chapitre 152 sur 353 · CVIIL. — BALADE · texte numérisé non relu

CVIIL. — BALADE

N° homs ne puet plus loyaument amer Ne honnourer, sans estre desloyaus,

Qu'Amours m'a fait, sans folie penser,

Celle qui dist et tient que je sui faus.

Mais se ja Diex ne m'alige mes maus,

Qu'en li servir onques jour de ma vie

Je n’i pensay qu’onneur et courtoisie,

Car le p. D.

tres manque dans F.

t. s'encline F.

Ms.: me amer; a. ainsi parfaitement /.

d. et croy que MR.

Que li M.

(1) M : L'amant.

Si m'en convient meinte peinne endurer

Et recevoir les tres crueus assaus

Qu’'Amours me vuet baillier et delivrer,

Pour ce qu’on dist que pas ne suis loiaus.

Mais Amours scet, qui scet tous mes consaus, Qu'onques pour bien, pour mal ne pour hachie Je n’i pensay qu'onneur et courtoisie.

Quant ses resgars me vint enamourer, J'estoie liez, gais et jolis et baus.

Las! or ne fais fors moy pleindre et plourer En acroissant les dolereus travaus:

Et se j'en muir, n’est pas par mes deffaus, Qu’'Amours scet bien qu’onques mal ne folie Je n’i pensay qu’onneur et courtoisie.

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