‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-Pétersbourg (volume 2)Chapitre 168 sur 353 · CXXVI — RONDEL · texte numérisé non relu

CXXVI — RONDEL

rqeo? est mauvais mes cuers qu’en -ij- ne part Pour vous que j’aim loyaument sans partie,

Puis que de vous, sans joie avoir, me part.

Trop est mauvais mes cuers qu’en :ij. ne part.

s Et quant des biens amoureus nulle part Ne puis avoir à ceste departie, Trop est mauvais mes cuers qu’en :ij- ne part Pour vous que j'aim loyaument sans partie.

CXXVIIL — BALADE

É ! mesdisans, com je vous doy haïr, Quant j'ay perdu par vous le dous repaire Où celle maint qui me fera fenir, S’elle vous croit, par mort crueuse traire.

$ Mais, se Diex plaist, ja ne m'’iert si contraire Ma douce amour qu'elle croie de mi Riens qui ne soit à s’onneur converti, Car autrement riens ne vorroie faire.

Et s’elle croit mesdisans pour mentir, 10 Qu'elle scet bien qui sont mi adversaire, (fol. 57 ve. a) Pechié fera : si m'en faura morir Com vray ami qui si aim sans meffaire Qu’à moy merci d'amours ne porroit plaire Ne recevoir toute joie d’ami 15 Fors par son gré ; et si sache de fi, Car autrement riens ne vorroie faire.

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