‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-Pétersbourg (volume 2)Chapitre 228 sur 353 · C'e. mes doulz m. F, 4. le siens s. D · texte numérisé non relu

C'e. mes doulz m. F, 4. le siens s. D

(1) V. le Voir Dit, p. p. P. Paris, p. 100.

5 Autrement ne sçay merci Rouver à vous que j’aim trop miex que my; Mais bien poués veoir à mon samblant Qu'assés rueve qui se va complaingnant.

Car je n’ay pas hardement dou rouver, 10 Pour ce que po sui dignes, à voir dire, Dou recevoir ; et si doy moult doubter Et moy garder que ne m'’oie escondire, Car s’il avenoit einsi, Vous ociriés vostre loyal ami, 15 Tres douce dame ; et vous savés bien tant Qu’assez rueve qui se va complaingnant.

Si m'en aten à vous, dame sans per, Qui tant valés ; et savez que souffire Ne porroit tous li mondes pour loer 20 Assez vos biens n’a vo biauté descrire. Et se vos cuers n’a oy Moy compleindre des maus dont je langui, Vueille m’oir, riens plus ne vous demant, Qu’assez rueve qui se va complaingnant.

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