‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-Pétersbourg (volume 2)Chapitre 256 sur 353 · CCI (1). — BALADE · texte numérisé non relu

CCI (1). — BALADE

J puis trop bien ma dame comparer

A l’image que fist Pymalion.

D'ivoire estoit, tant belle et si sans per Que plus l’ama que Medée Jason.

Li fols toudis la prioit,

Mais l’image riens ne li respondoit.

Einsi me fait celle qui mon cuer font, Qu’adès la pri et riens ne me respont.

Pimalions qui moroit pour amer

Pria ses dieus par tele affection

Que la froideur de l’image tourner

Vit en chalour et sa dure fasson Amolir, car vie avoit

Et char humeinne et doucement parloit.

Mais ma dame de ce trop m'i confont

Qu’adès la pri et riens ne me respont.

de joie avoir À.

je veul du t. a mon amy F.

f. tous jours la p. F.

ma d. trop mec. F.

par P. Tarbé, G. de M., ?. 60 ; v. qussi les balades notées, XXX.

Or vueille Amours le dur en dous muer De celle en qui j'ay fait de mon cuer don, Et son franc cuer de m’amour aviver,

20 Si que de li puisse avoir guerredon.

Mais Amours en li conjoit

Un fier desdaing, et le grand desir voit Qui m'ocira ; si croy que cil troiz font Qu’adès la pri et riens ne me respont.

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