‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-Pétersbourg (volume 2)Chapitre 305 sur 353 · Ms. : Qui me · texte numérisé non relu

Ms. : Qui me

(1) Publ. par P. Tarbé, Agnès de Navarre-Champagne, p. 33.

Quant pour ma mort voy en corps si vaillant Ouvertement, de fait et de pensée, Cuer de marbre couronné d’aïmant,

30 Ourlé de fer, à la pointe asserée.

Honteuse sui, quant je parole einsi, Et laidure est seulement dou penser, Qu'il n'apartient que dame à son ami Doie mercy ne grace demander ; 35 Car dame doit en riant refuser Et amis doit prier en souspirant, Et je te pri souvent et en plourant.

Mais en toy truis, quant plus sui esplourée, Cuer de marbre couronné d’aymant, 40 Ourlé de fer, à la pointe asserée.

Si ne te quier ja mais faire depri N’'Amours servir, obeir ne loer, Puis que raisons et mesure en oubli Sont, où tuit bien deüssent habiter.

45 Et voist ainsi comme il porra aler, Qu’amours et toy et joie à Dieu commant.

Et nonpourquant je vueil en ton commant Estre et fuïr, tant com j'aray durée, Cuer de marbre couronné d’aymant,

50 Ourlé de fer, à la pointe asserée.

l'envoy (fol. 65 ve. b) Princes, onques ne vi fors maintenant Amant à cuer plus dur qu’un dyamant, Ourlé de fer, à la pointe asserée.

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