‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-Pétersbourg (volume 2)Chapitre 308 sur 353 · CCLVII (1). — BALADE · texte numérisé non relu

CCLVII (1). — BALADE

(C : fol. 212 r°. a)

M esperis se combat à Nature Dedens mon corps, dont trop sui esbahis, Car se Nature est à desconfiture, Durer ne puet en moy mes esperis.

s Si me convient sans cause estre peris Par -j. refu qui en riant m'amort, Se ma dame n’en fait briefment l’accort. (fol.212r0. b)

Leur bataille est si crueuse et si dure Et de dolour m'a si fort entrepris

10 Qu'en moy n'a mais joie n’envoiseüre, Esperence, scens, maniere n’avis.

Helas ! einsi morray, ce m'est avis, Tout par deffaut de joie et de confort, Se ma dame n'en fait briefment l’acort.

15 Et quant elle n’a de ma santé cure,

Et si ne puis estre sans li garis,

A ma folour, à sa gente faiture,

À ses dous yex, à son gracieus vis,

À son dur cuer, plus dur que marbre bis, 20 Et à Amours demanderay ma mort,

Se ma dame n'en fait briefment l’acort.

CCLVIIT. 8. Ms : Leure b. est si c. et si d. (—A). — et sy dure L. 10. joye ne voye seure J.

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