‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-Pétersbourg (volume 2)Chapitre 56 sur 353 · me feroie J. 11. p. si sagement a. B · texte numérisé non relu

me feroie J. 11. p. si sagement a. B

(1) B : Balade ; D : Rondeau ; N : Balade royal,

Ce m'est avis ; car se son corps le gent À mon voloir pooie remirer Et vis à vis mes dolours demoustrer 15 Ou dire à li par autrui mon voloir, Ce me porroit honnir et decevoir, Et mettre ad ce qu’avent mes jours morroie Ou que veoir jamais ne l’oseroie.

Car je l’aim tant et si desiramment (fol. 46 vo. b) 20 Qu’'adès vorroie aveuc li demourer

Et son parler, dont tel douceur descent

Qu'’autre douçour ne s’i puet comparer,

Toudis oïr ; ne mes yex saouler

Ne porroie jamais de li veoir.

25 Si s’en porroit aucuns apercevoir

Et mesdire, dont tost perdre porroie

Mon cuer, m'amour, m’esperance et ma joie.

Dont me vaut miex amer celeement Et mes dolours humblement endurer,

30 En atendant (la) mort ou aligement D’Amours qui tant me scet nuire et grever, Que tout perdre par maisement celer.

Si l’ameray, sans partir ne mouvoir, De cuer, de corps, de penser, de pouoir,

35 Tout mon vivant, sans ce que j'en recroie, Et encor plus, se plus vivre pouoie.

Si pri Amours, qui scet que loyaument Et longuement l’ay servi, sans fausser, Et serf encor de si vray sentement

40 Que tous me vueil en son service user, Qu'elle pité face en ma dame ouvrer,

XIX.26. m. a ce dont À ; m. ou que perdre p. F, 34. de pensee À.

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