‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-PétersbourgChapitre 128 sur 313 · XXII (1). — LE LAY DE PLOUR · texte numérisé non relu

XXII (1). — LE LAY DE PLOUR

FÆNAU! bien aimme à tart oublie, Q Et cuers qui oublie à tart bas Ressamble le feu qui art, Qui de legier n’esteint mie; $ Aussi qui ha maladie, Qui plaist, envis se depart.

En ce point, se Dieus me gart, (C:/fol. grrr.)

Me tient Amours et maistrie.

uaR Plaisence si me lie

Que ja mais l’amoureus dart N'iert hors trait, à tiers n'à quart, De mon cuer, quoy que nuls die ; Car tant m'a fait compaignie Que c’est niant dou depart 15 Ne que ja mais par nul art

Soit sa pointure garie,

u’ENvIs peut on desraciner Un grant arbre, sans demourer, De la racine 20 Qu'on voit puis flourir et porter Et ses branches croistre et geter En brief termine.

Ce einsi est 1l d’amer ; Car quant mes cuers se vuet enter 25 En amour fine, Envis puet s’amour oublier, Einsois adès par ramembrer A li s’encline.

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