‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-PétersbourgChapitre 159 sur 313 · X.2. quonc si · texte numérisé non relu

X.2. quonc si

Qu'en desespoir muire, sans plus, 30 Pour ce que je l’aim plus que nuls, Et Souvenir pour enasprir L’ardour de mon triste desir Me moustre adès sa grant bonté Et sa fine vraie biauté 35 Qui doublement me fait ardoir.

Einsi sans cuer et sans espoir, Ne puis pas vivre longuement, N'’en feu (fol. 11: re. b) cuers humeins nullement Ne puet longue durée avoir.

Os usque ad mortem (7'enor) (1).

(1) Voy. le graduel du jeudi saint Christus factus est pro nobis.

US

(fol. r12v°. a)

CR AME, je sui cils qui vueil endurer

Ç + Vostre voloir, tant com porray durer ; “#4 Mais ne cuit pas que longuement l'endure Sans mort avoir quant vous m'estes si dure Que vous volés qu’ensus de vous me traie, Sans plus veoir la tres grant biauté vraie

De vo gent corps qui tant a de valour

Que vous estes des bonnes la millour.

Las ! einsi ay de ma mort exemplaire.

Mais la doleur qu’il me convenra traire (fol. r13r°

Douce seroit, s’un tel espoir avoie Qu’avent ma mort par vo gré vous revoie.

Dame, et se ja mes cuers riens entreprent Dont mes corps ait honneur n’avancement, De vous venra, com lonteins que vous soie, Car ja sans vous que j’aim tres loyaument Ne sans Amours emprendre nel saroie.

Fins cuers dous, on me deffent De par vous que plus ne voie

Vostre dous viaire gent

Qui d’amer m'’a mis en voie;

Mais vraiement, je ne sçay

Comment je m'en atendray

Que briefment morir ne doie.

Et s’il m'en faut astenir

Pour faire vostre plaisir,

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