‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-PétersbourgChapitre 164 sur 313 · XIII. 32. sans retraire C · texte numérisé non relu

XIII. 32. sans retraire C

(Jol. 115 v°. a) ART AUGRÉ mOn Ccuer, contre mon sentement,

Dire me font que j’ay aligement = De bonne Amour Ceaus qui dient que j’ay fait faintement Mes chans qui sont fait dolereusement Et que des biens amoureus ay souvent La grant douçour.

Helas ! dolens, et je n’os onques jour, Puis que premiers vi ma dame d’onnour Que j'’aim en foy, Qui ne fu nez et fenis en dolour, Continuez en tristesse et en plour, Pleins de refus pour croistre (fol. 116 r°. a) mon labour, Et contre moy.

N’onques ma dame au riche meintieng coy Mon dolent cuer, qui ne se part de soy, Ne resjoï, Ne n'ot pitié dou mal que je reçoy.

Et si scet bien qu’en li mon temps employ Et que je l’aim, criem, serf, desir et croy De cuer d’ami:

Et quant il n’est garison ne merci Qui me vausist, se ne venoit de li À qui m'ottry, Et son franc cuer truis si dur anemi Qu'il se delite es maus dont je langui, Chascuns puet bien savoir que j’ay menti.

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