‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-PétersbourgChapitre 186 sur 313 · que je J · texte numérisé non relu

que je J

(1) Publ. par P. Tarbé, G. de M., ?. 50.

Pleins de dolour et disiteus d’aye, Loing de merci, familleus de merir, st Nus de tout ce qui me puet resjoïr Sui pour amer et de mort en paour, Quant ma dame me het et je l’aour. (ol. 135 v°. b)

N'il n’est confors de ma grief maladie Qui me peüst de nulle part venir,

10 Car une amour s’est en mon cuer nourrie Dont je ne puis joïr ne repentir Ne vivre lié ne morir ne garir Ne bien avoir fors languir à dolour, Quant ma dame me het et je l’aour.

15 Mais le voloir de si douce anemie Vueil humblement et liement souffrir, Car grant honnour m'est par li ottroïe Contre son gré, quant je l’aim et desir.

Et s’ Amour vuet que je doie fenir

20 Pour li amer, ce sera mon millour, Quant ma dame me het et je l’aour.

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