‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-PétersbourgChapitre 197 sur 313 · XVII. — BALADE · texte numérisé non relu

XVII. — BALADE

S° je me pleing, je n’en puis mais, Qu'onques nuls si mal eüreus

Ne fu ne ne sera ja mais

Com je sui, ne si doleureus:

Car, quant je cuidoie secours

Avoir de ma dame et d'Amours

Pour mon temps qu’ay en li usé,

Ma dame m'a congié donné.

Et au donner m'a dit que vrais Li sui et loyaus amoureus

Et qu’en riens ne me sui meffais Vers li, dont moult sui mervilleus; Car je n’ay espoir ne recours, Cuer, penser ne desir aillours,

Mais seulement de volenté

Ma dame m'a congié donné.

Je ne cuit dans toutes les coptes.

Car gari dans tous les mss.

(x) V. les balades non notées, CLXXV.

Si n'aray ja mais bien ne pais Ne riens dont mes cuers soit joieus, Ne plus ne ferai chans ne lais,

20 Quant Amours n’est vers moy piteus, Einsois vueil definer mes jours Et mes chans aveuc mes dolours, Puis que pour faire loyauté Ma dame m'a congié donné.

XIX (1). — BALADE De comment qu’amez de vous ne soie.

Page 1