‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-PétersbourgChapitre 201 sur 313 · XXII · texte numérisé non relu

XXII

Quant je la voy, mes cuers est si espris Qu'il art et frit si amoureusement Qu’à ma maniere appert et à mon vis; Et quant loing sui de son viaire gent, Je langui à grant dolour :

Tant ay desir de veoir sa valour.

Riens ne me plaist ; tout fui, tout ay guerpi Fors li qu’aim miex cent mille fois que mi.

Einsi lonteins et près langui toudis, Dont changiés sui et muez tellement Que je me doubt que n’en soie enhaïs De meinte gent et de li proprement.

Et c'est toute ma paour ; Car je n’i sçay moien, voie ne tour, Ne riens n’i puet valoir n’aidier aussi Fors li qu'aim miex cent mille fois que mi.

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