‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-PétersbourgChapitre 254 sur 313 · XVII. — CHANSON BALADÉE · texte numérisé non relu

XVII. — CHANSON BALADÉE

: (fol. 158 vo. a) pets | et comment aroie

Bien ne joie, Ne dont me venroit baudour, Quant faire ne puis que j'oie 5 Ne que voie, Dame, vo fine douçour ?

Par m'ame, je ne le sçay

Ne saray,

Lonteins de vous que j'aour,

10 Pour ce qu'adès, sans delay, A l’essay

Sui d’avoir toute dolour ;

Car long de vous tout m'anoie Et desvoie

15 Mon cuer et tient en irour.

Dont pour vostre amour morroie, Se j'estoie

Longuement en telle ardour.

[Helas ! et comment aroie.]

XVIIL 14. Ce d. ADEN.

Nompourquant, tant com vivray, Vous seray Loyaus, sans penser folour, Et vostre gentil corps gay Serviray Humblement et à s’onnour:; Si que durer ne porroie, Se n’avoie Confort de vostre valour Contre desir qui guerroie Et maistroie Mon cuer et tient en langour.

Helas ! et comment aroie.

Las ! il tient en tel esmay Mon cuer vray

Que je ne say le piour

Eslire des maus que tray :

Tant en ay,

Et tant desir le retour

Vers vous, dame simple et quoie.

Or n’est voie

Que puisse trouver ne tour,

Et dou pis qu'Amours m'envoie, C'est que soie

Loing de vo faitis atour.

Helas ! et comment aroie Bien ne joie etc.

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