‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-PétersbourgChapitre 272 sur 313 · Et dont C · texte numérisé non relu

Et dont C

(1) CF. le Voir Dit, p. 78.

Trop fort m'onnour

De mettre en si dous sejour Le cuer de mi.

Plus bele que le biau jour.

Si ne vueil autre mercy,

Car vous m'avés assevi < 7

Si que mi plour

Et mi souspir sont tary,

Dame, dont je vous mercy Et bonne Amour

Qui fait cesser ma dolour

Et joie de ma tristour, Et enrichi

M'a de souffisance si, Que la savour

Doucement en assavour ; Ce m'a gari.

Plus bele que le biau jour.

Si n’ay peinne ne soucy

Ne de riens ne me soucy, Car mon labour

Me norrist et a norri

Ou flun, où cuer esbahy Prennent vigour ;

C’est en la tres douce odour,

C’est vo bonté que j'aour, Qui a ravi

Mon fin cuer, qui m’a guerpi Pour son meillour,

Qu'il a trop milleur demour En vous qu'en mi.

Plus bele que le biau jour etc.

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