‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-PétersbourgChapitre 275 sur 313 · XXXVII. — CHANSON BALADÉE · texte numérisé non relu

XXXVII. — CHANSON BALADÉE

D° tout sui si confortée Que ja mais n’iert hostelée Tristesse n’esmay En mon cuer, ainçois aray s Lie et jolie pensée, Tant com je vivray.

Bien faire et avoir cuer gay, C'est tout ; plus n'emporteray, Quant seray finée ; 10 Dont lie et loiaulz seray Et le contraire feray De ma destinée, Car lasse, desconfortée, Triste, dolente, esplourée 15 Esté lonc temps ay.

Mais je me conforteray (fol. 163 ve. b) Et celuy qui tant m'agrée Sur tous ameray.

De tout sui si confortée etc.

XXX VIII. 19. Ce vers manque dans le ms.

Si que gaye me tenray Ne ja ne le guerpiray Heure ne journée,

Car en ceste pel morray, Fors tant que je maudiray Longue demourée ; S’onneur et sa renommée, Qui ,, tout passe” est appellée,

Toudis garderay, Et tant com durer porray Plus que creature née

Li obeyray.

De tout sui si confortée etc.

Ainsi riens ne soufferay N’à chose ne penceray Qui me desagrée Et le temps oublieray, Tant que revenir verray D'estrange contrée Li qui trop plus m'a amée, Servi, gardée, honnourée Que nulz; bien le sçay.

Pays et foy li porteray, Pour ce qu’à li sui donnée De fin cuer et vray.

De tout sui si confortée etc.

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