‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-PétersbourgChapitre 277 sur 313 · SOTTE CHANSON · texte numérisé non relu

SOTTE CHANSON

| (M : fol. 11 v°.) Je entan environ -XV- jours

Dame plaisant assez à l’aventure Et qui savoit trestouz les secrez tours C'on fait ou lit dessous la couverture :

S Mais par son cens la douce creature Ne me laissa au bout de la saison, Dehors le cul (1), qui vausist -j: ramon.

Tout fut rifflé par le plaisir d’amours

Et tout galé sanz compte et sanz mesure, 10 Et buvoit on de gros cops et de lours

Et avoit on souvent grace pasture ;

Mès aussi el en devint si tres pure

Qu'il n’ot vaillant sur li n’en sa meson,

Dehors le [cul], qui vausist -j: ramon.

15 Aussi tourna le jeu si arrebours C'onques depuis l’un de l’autre n'ot cure, Et demorasmes vuis come :1ij: tabours; Mès ne m'en chaut, que de bon gré l'endure, Car elle en a maint mis à confiture

20 À qui elle ne laissoit, ce dit on, Dehors le [cul], qui vausist -j: ramon.

(1) Le mot cul a été substitué, dans la première strophe, à un autre mot de trois leltres, très probablement uit, qui se comprend beaucoup mieux. Ce mot, gratté dans les deux autres strophes, est resté en blanc. ÀÂu vers 21, on voit la trace du t final (Voir pièce IX).

Page 1