‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-PétersbourgChapitre 279 sur 313 · IL. 3. Ms.: je y · texte numérisé non relu

IL. 3. Ms.: je y

(Jol. 16 v°.)

Ou qu’au premier ne li viengne d'amour Tout si bien comme vouroit,

Ce seroit fort, se pour ce il se tenoit

D'’estre amoureux, car il est asenez

Qu'il ait desir d’amer ou d’estre amez.

C'est sa nature et son droit, ne ja mès

Tristece en li ne fera lonc sejour,

Ne sanz amour ne pourroit les haux fes

Entreprendre n’achever par nul tour ; C'est ce pour quoy il feroit

Plus qu'autre cuers, neis penser n'oseroit.

Si faut qui veut estre vaillans clamez

Qu'il ait desir d’amer ou d’estre amez.

Dont -j: tel cuer est de ligier atrais En bon amer, quant par fine douçour Est d’un regart riant lanciez et trais, Nessans son vis paré d’umble colour (1), À corps gent, joint, joli et droit

Car lors li faut estre soit tort ou droit Par plaisance telement enflamez

Qu'il ait desir d’amer ou d’estre amez.

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