‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-PétersbourgChapitre 286 sur 313 · IX. — LA LOYAUTÉ DE DAME ESTRANGE · texte numérisé non relu

IX. — LA LOYAUTÉ DE DAME ESTRANGE

E* oil estrange ne se doit nu!z fier :

Grant folie est d’i mettre sa pensée, C'onques nulz homs tant sceüst estudier Pour don, pour sens ne pour force esprouvée.

$ Ceulx qui s'i fient ont à non ,, fol y bée”, Nez proprement Alixandre le roy Ne pot tant faire qu'il eust -j- par soy.

IX. 7. Ms.: -j- oùl (— 14 =: 21). Tous ces oil sont des corrections pudiques, qui ont remplacé la leçon première du ms. qui élait -i- on. En prolongeant la partie supérieure du dernier jambage on a fait -i. oil. Or l'un et l'autre mot n'ont aucun sens. L'original devait porter c.… (Cf. pièce I), maïs le copiste a sauté la première lettre, sans qu'on s'explique l'erreur. Aurait-1l substitué +1: à cen supprimant a (voir v. 14)? Cet -1- n'est pas indispensable, tandis que a par soi se comprend mieux,

Roy Salemon, qui tant ot de science Que tuit acteur si retienent de li, 10 Il cuida bien par sa grande puissance.

Oil en grenier avoir tout à par lui.

Par art sa femme -j+ paien litolu; Tant ne sot lire de canon ne de lay Qu'il peüst dire qu’il eust -j: à par soy.

15 Sanson li fors qui tant par ot vertu, Qui par raison deust bien femme assouir, Ne fu il pas par Dalila tondu Qui tant fut chaude qu'il l’en covint fouir.

Fol fut celui, quant il l’ala suir,

20 Qu'ains homs ne fu n’iert ja, si com je croy, Qui peüst dire qu'il eust -j- ...… par soy.

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