‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-PétersbourgChapitre 37 sur 313 · sa doulce chiere J · texte numérisé non relu

sa doulce chiere J

Bo

Que siens est (fol. 8r ro.) sans retraire, Ne pour mort traire N'iert ja de li retrait.

Pour ce, meffait

De moy einsi deffaire, Qui son bon faire

Vueil de cuer et de fait — Certes, non fait,

Qu'elle ne (foi. 8r r°.) scet meffaire .

Tant est d'affaire

Bon, loyal et parfait.

u’A sa bonté, qui toutes enlumine, N'est mondeinne bonté qui se compere,

Et sa biauté, qui son gent atour pere, Plus que biauté est belle et enterine.

CE tout aussi com la rose à l’espine

En douce oudour et coulour se differe,

Seur toutes est fleur, feuille, fruit et mere De tous les biens d’onneur, de douceur fine.

S’ doi moult estre repris,

Quant j'ay dit qu’elle ha mespris, Car tant ha scens, los et pris

Et tant est ses corps apris

De toute bonne apresure

Que c’est l’exemplaire où pris

Sont tuit li bien et compris.

Dont se de li sui espris

Et je l’aim, serf, loe et pris,

Je ne fais pas mespresure.

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