‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-PétersbourgChapitre 49 sur 313 · ne beisse J · texte numérisé non relu

ne beisse J

uLSs d’eaus ne scet dire. ,,c’est mien”, Pour ce que c’est une unité, Conjointe par vraie amité, Sans barat et sans mal engien; 85 C'est le droit neu, c’est le lien De foy, de pais, de loyauté, D'onneur, de joie, d’onnesté.

Meint vray amant le scevent bien.

G! ne tient pas à Amours

N'à moy que mes dous amis N’ait soufhissance et secours Et qu'il ne soit assevis, Car de tout le bon confort Que penser puis le confort 95 Et conforterai toudis, Sauve m'onneur, par le sort D’Amours qui à ce m'a mis.

N° mes lojaus cuers aillours Ne porroit estre pensis,

100 Pour ce que c’est mes retours

Et mes humeins paradis.

Et s’il vuet autre deport,

Je di que fois en li dort

Et qu'il est d'Amours partis ; 105 Quar qui plus quiert, il a tort,

Et s’est d'’onneur annemis.

u'Amours ha nature Si noble et si pure Qu'il n’est creature 110 Qu'elle ne forjure Ne dont elle ait cure, S'il pense à laidure.

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