‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-PétersbourgChapitre 66 sur 313 · XI · texte numérisé non relu

XI

N'a quanque Diex en monde a fait Et quanque Nature a pourtrait »=#1 Povoient avoir, par souhait, Sens, entendement, congnoissance, Plus certein que science n'ait, N’aroient il jamais retrait

Dou bon et bel qu’aim sans retrait La bonté ne la grant vaillance.

ANT scet, tant puet, tant vaut son fait, Tant aimme honneur, tant het meffait

Que chascuns l’aimme, à chascun plait, N’en cuer n'en corps n’en contenance N'a riens en li de contrefait :

Dont on l’apelle tout à fait Mireoir qui les bons parfait Et de ce monde l’excellance.

EST la flour, C’est l’onnour

De ce monde et la valour, C'est uns drois flueves de joie,

Qu’en bandour

Sans tristour Est toudis ; c’est le bon jour, C'est dou miex qu'Amours envoie.

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