‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-PétersbourgChapitre 71 sur 313 · Ce vers est omis dans J · texte numérisé non relu

Ce vers est omis dans J

N’ara dame dessous la nue

De merencolie si nue

Ne des biens d’amours miex peüe N’à cuer si gay ne si joyeus.

S' qu'’einsi ay joie et dueil,

\7 Dont mon vis de larmes mueil ;

Mais je ne m'en plein ne dueil, Car certainnement

Tout ce que pour ii recueil

M'est dous au cuer et à l’ueil,

Si que garison n’en vueil N'autre aligement.

R° lis, mente, cerfueil Tant douce oudeur à mon vueil N'ont com celle que je cueil, Quant parfondement Pense bien à son acueil.

Mais ce qu’il n’a point d’orgueil Le me fait, plus que ne sueil, Amer fermement.

E mespris, Quant esprise De son pris Fu qu'on prise; Car j'empris Une emprise Noble, se bien l’ay compris,

Quant je pris

Tele prise . Ms. : Nes des.

. ne me p. NV. — Ce vers manque dans J.

. Ms. : S'est.

. ne vueil D.

. Jemef. C.

(Jol. 87 vo. a)

Qu'en pourpris Où sui prise 210 Se rent pris :

Bien aprise Fu dont, quant l’amer apris.

OMME amis, Sans feintise, 215 S'est tous mis, Par franchise, Et soumis À ma guise Com sers, esclaves, sougis.

220 Plus faitis Que cointise Est ; mesdis Et ventize (fol. 87 ve. b) Het toudis 225 Et desprise, Li bons, li frans, li gentis.

1 pour ce, par soutil attrait, Amours par mi le cuer m'a trait Et feru d’un amoureus trait, 230 Plein de gracieuse plaisence.

Mais au traire n’a pas mestrait, Ne riens n’i vaut mire n’entrait, Car sans mort li fers n’en yert trait, Pour ce que c’est ma soustenance.

235 CG: ce qui de joie me pait, Ce me norrit, ce me refait, C'est ce qui en mon cuer ne lait

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