‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-PétersbourgChapitre 86 sur 313 · D'aie · texte numérisé non relu

D'aie

Qu'il n’eùst secours D'Esperence la seüre, Qui d’un souvenir, Fait meintes fois convertir Gemir, Languir Et fremir Et plours En fines douçours, Par plaisence nette et pure.

S' puis bien determiner

En mon lay, que vueil finer, Qu'amans en tourment

De desir, qui durement Le scet dementer,

Ne puet sans espoir durer Amoureusement,

Ne qu’on puet au firmament Sans eles voler.

A'’ se dame honnorer De vray ami et douter Se voit humblement, El doit, ou elle mesprent, Son bien desirer ; Et s’il vuet perseverer, En bon gré le prent, Car à bon entendement C’est guerredonner.

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