‹ Poésies lyriques. Édition complète en deux parties, avec introduction et glossaire publiée sous les auspices de la Faculté d'histoire et de philologie de St-PétersbourgChapitre 90 sur 313 · Àfs.: righe tt · texte numérisé non relu

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(fol. 91 r°.)

(fol, or r°.)

N'est priere

Que li quiere Fors tant que sa grace acquiere, Car je ne l’ay pas encor.

NAT en fu bonne ouvriere :

Trop l’ay chiere,

Quant sa chiere

Et sa doucete maniere

Resplent plus qu’en soleil or.

De tous biens est coustumiere; N'est doubliere, Mais entiere :

N'i faut riens qu’à dame affñere,

Et s’a chief blont, crespe et sor.

S! me vueil de sa biauté taire,

Pour ce que retraire

À point, sans meffaire, Son gent corps et son bon affaire Ne porroie en cinc cens mil ans, Car Nature ne scet mais faire

Un si doulz viaire.

S’i prent exemplaire ; Mais ne fist puis que contrefaire Qu'elle la fist : tant est plaisans !

L' soleil, qui le monde esclaire

De son luminaire,

À meürté traire Fait tous biens et les fleurs parfaire, Tant les petitez com les grans ; Tout ainsi chascun qui repaire

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