‹ PoésiesChapitre 64 sur 150 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

BCÈNS PREHiiBI

USETrTE, FRONTIN.

FROTrrx.

Tf voilà de bonne heure, et toujours plus joli:.

LISETTE

Jt n'en suis pas plus gaie.

FROTTIIf.

Eh I pourquoi, je te prit?

LISETTE

Oh I pour bien des raisons.

FRONTIN

Es- tu folle t Gomment l On prépare une aoco, une fête...

Oui, vraiment, Crois cela ; mais pour moi, j'en suis bien convaincue. Nos affaires vont mal, et la noce est rompue,

FRONTIN

Pourquoi donc?

LISETTE

Oh i pourquoi ? dans toute la maisoa.

Il règne un air d'aigreur et de division Qui ne le dit que trop. Au lieu de cette aisance Qu'établissait ici l'entière confiance; Ou se boude, on s'évite, on bâille, on parle bas; Et je crains que demain l'on ne se parle pas. Va, la noce est bien loin, et j'en suis trop la cause i Ton maître sourdement...

LuiJ bien loin qu'il s'oppose A.U choix qui doit unir Valère avec Chloé, Je puis te protester qu'il l'a fort appuyé. Et qu'au bonhomme d'oncle il répèle sans cesse Que c'est le seul parti qui convienne à sa nièce.

LISETTE

S'il a en mêle, tant pis ; car s'il fait quelque bien, C'est que pour faire mal il lui sert de moyen. Je sais ce que je sais ; et je ne puis comprendr' Que, connaissant Cléon, tu veuilles le défendre. Droit, franc comme lu l'es, comment estimes-lu Un fourbe, un homme faux, déshonoré, perdu. Qui nuit à tout le monde et croit tout légitime f

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