SON IMAGE
JCjlle avait fui de mon âme offensée.
Bien loin de moi je crus l'avoir chassée; Toute tremblante, un jour, elle arriva, Sa douce imagé , et dans mon cœur rentra , Point n'eus le temps de me mettre en colère, Point ne savais ce qu'elle voulait faire, Un peu trop tard mon cœur le devina.
Sans prévenir , elle dit : « Me voilà.
« Ce cœur m'attend. Par l'Amour, que j'implore,
« Gomme autrefois j'y viens régner encore. »
Au nom d'Amour, ma raison se troubla:
Je voulus fuir, et tout mon corps trembla.
Je bégayai des plaintes au perfide ;
Pour me toucher il prit un air timide ;
■Aroies genoux, en pleurant, H tomba.
J'oubliai tout dès que l'Amour pleura.