‹ PoésiesChapitre 63 sur 89 · A LA NUIT · texte numérisé non relu

A LA NUIT

JLIouck Nuit, ton charme paisible Du malheureux suspend les pleurs.

Nul mortel n'est insensible A tes bienfaisantes erreurs.

Souvent dans un cœur rebelle

Tu fais naître les désirs ;

Et l'amour tendre et fidèle

Te doit ses plus doux plaisirs. ^

Tu sais par un riant mensonge Calmer un amant agité ,

Et le consoler en songe , D'une triste réalité.

O Nuit ! pour la douleur sombre ,

Et pour le plaisir d'amour,

On doit préférer ton ombre

A l'éclat du plus beau jour.

Comme dans le sein d'une amie On aime à verser sa douleur ,

C'est à toi que je confie Les premiers soupirs de mon cœur.

Cache-moi , s'il est possible , L'objet de mon tendre effroi :

Comme moi s'il est sensible , Qu'il soit discret comme toi.

%%** % %i*Vl/WV%V»%V»\%%%%%»%%%%/V%*»»»»»»^»%%%%»W»%»»%»Vfc%*%W*%'V»%%

Page 1