‹ Poésies nouvelles, 1836-1852Chapitre 52 sur 88 · MARIE · texte numérisé non relu

MARIE

Ainsi, quand la fleur printanière Dans les bois va s'épanouir, Au premier souffle du zéphyr Elle sourit avec mystère;

Et sa tige fraîche et légère, Sentant son calice s'ouvrir, Jusque dans le sein de la terre Frémit de joie et de désir.

Ainsi, quand ma douce Marie

Entr'ouvre sa lèvre chérie,

Et lève en chantant ses yeux bleus.

Dans l'harmonie et la lumière Son âme semble tout entière Monter en tremblant vers les cieux.

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