LAFONTAINE
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L'air était pur; un dernier jour d'automne, En nous quittant arrachait la couronne Au front des bois ; Et je voyais, d’une marche sulvIe, Fuir le soleil, la saison et ma vie,
Tout à la fois.
Près d’un vieux trone, appuyée en silence,
Je repoussais l’importune présence,
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Là #
Des jours mauvais ; Sur l’onde froide, ou l'herbe encor fleurie, Tombait sans bruit quelque feuille flétrie, Et je rêvais !.…
Au saule antique incliné sur ma tête,
Ma main enlève, indolente et distraite, Un vert rameau ;
Puis j’effeuillai sa dépouillé légère,
Suivant des yeux sa course passagère Sur le ruisseau.
De mes ennuis jeu bizarre et futile !
J’interrogeais chaque débris fragile Sur l'avenir ;
Voyons, disais-je à la feuille entraînée,
Ce qu’à ton sort ma fortune enchaïînce
Va devenir ?
Un seul instant je l'avais vue à peine, Comme un esquif que la vague promène, s Le