‹ Poésies Par Madame Amable TastuChapitre 53 sur 77 · SCÈNE LYRIQUE · texte numérisé non relu

SCÈNE LYRIQUE

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Télésilla, Argienne, excella dans la poésie lyrique, et défendit courageusement la ville d’Argos assiégée par les Lacédémoniens. Ses compatriotes lui élevèrent une statue dans le temple de Vénus.

PAUSANIAS, Chap. 11.

Re tds sat Du :

Rratafif.

Drev des beaux-arts, père de l'harmonie, Vois régner en ces lieux la guerre et ses fureurs! Tu m'abandonnes!... dans les pleurs S'éteint le feu de mon génie.

O douleur! je verrai des vainqueurs insolens,

Dans ces murs apporter La flamme ;

228 TELESILLE.

Nos autels renversés, nos guerriers eXpIrans ;

Et moi!... je ne suis qu'une femme!

} Carta Bile.

Eloignez-vous, pressentimens trompeurs, Qui troublez la paix de ma vie!

Un Dieu peut sauver ma patrie, Et mettre un terme à nos malheurs !… Et toi ma compagne fidèle, Lyre, doux écho de mes chants, Reviens et rends-moi ces accens Qui m'ont promis une gloire immortelle.

Reviens, reviens, ma compagne fidèle,

Lyre, doux écho de mes chants!

Aecafatf,

O ciel! quelle terreur nouvelle

Agite ce peuple éperdu ?

TELESILLE,

Partout une voix trop fidèle

Redit ces mots : Tout est perdu!

Air,

Où suis-je ?.… quel brülant délire! fe

Mon cœur palpite..…. je frémis….

Ah !je le sens un Dieu m'inspire; J'entends sa voix me dire :

Combats et sauve ton pays !

Ma patrie, en proie aux alarmes, Veut des soldats et non des larmes ; A mes transports unissez-vous ;

À votre tour défendez vos époux, Femmes d'Argos, prenez les armes!

Courez, et de vos faibles mains Saisissez la lance homicide ;

Que l’airain cache un front timide,

Forçons les Dieux à changer nos destins!

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TELESILLE.

Roniatice.

Adieu, tranquille solitude, Témoin de mes heureux loisirs ; Douce paix, poésié, étude,

Je renonce à tous vos plaisirs.

Fleurs, qui parez ma chevelure, Aimables filles du matin, Fuyez; une pesante armure

Va couvrir ma tête et mon sein.

Lyre, trop long-temps délaïssée,

Enfant des arts, chère aux amours, Interprète de ma pensée, Adieu! peut-être pour toujours.

Œitaf,

Un Dieu me conduit et m'inspire,

Sa voix commande, j'obéis ;

TELESILLE.

Je l’entends sans cesse redire :

Combats et sauve ton pays!

Choent.

Sasissons la lance homicide, D'un glaive armons nos faibles mains ; Que l’airain cache un front timide, à

Forçons les Dieux à changer nos destins.

Derystère.

se CHANT D'ÉRINNE.

Gras

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