‹ Poésies Par Madame Amable TastuChapitre 75 sur 77 · MME BEAUFORT D'HAUTPOUL · texte numérisé non relu

MME BEAUFORT D'HAUTPOUL

Qui moi, moi l’envier, la chercher ou l’attendre ?

Moi d’un immense écho flatter ma faible voix ?

Non,jen’y prétendspoint,maisje croislacomprendre,

Et je m'applaudis de mon choix!

Porter dans ses travaux la flamme au ciel ravie ; Nouveau fils de Japet douer de traits divins Une muette argile, et d’un souffle de vie

Animer l’œuvre de ses mains ;

S’abreuver sans relâche aux flots de Castalie ; Maitriser à son gré le magique instrument Qui, du chantre d’'Enée au chantre d’Athalie,

À transmis son enchantement;

Emouvoir, éclairer, ou dominer le monde, Et, frayant le premier de glorieux chemins, Y laisser après soi cette trace profonde

Que suit la foule des humains,

Voilà, voilà la Gloire! Un hymne que répète Des siècles rassemblés le chœur mystérieux, Et non ce vain plaisir qu’à l’oreille distraite

Apporte un son mélodieux.

Cherchez-la, poursuivez l'éclat qui l’environne, Remportez sur ses pas un immortel honneur, Vous, qui l’aimez assez pour payer sa couronne

\u prix de tout votre bonheur.

Bravez, si vous l’osez, cette rumeur confuse De triomphes b ruyans et de blâmes amers, Et d’un sublime effort arrachez à la Muse

Des chants dignes de l'univers.

Mais moi, qui bégayant sa langue cadencée, Jamais n’en attendis, sans art etsans dessein, O ? L PT 2 F . 5 s f Qu un mot, pour révéler cette intime pensée

Qui mourrait peut-être en mon sein;

Moi qui, sans m’asservir aux larmes qu’elle coûte, Mesurai ses accords à mes pas nonchalans,

Et qui n’ai recueilli sur ma paisible route

Que des sour

Contente d’amasser des palmes éphémères, D'un plus long avenir j'ai sevré mon orgueil : £ $

Il sufit que mes chants, des épouses, des mères

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Bercent ou la joie ou le deuil.

s bienveillans ;

D'un triomphe si doux laissez-moi l'espérance ; Que ces chants entre nous soient un secret lien ; Qu’au nom du sol natal, vos cœurs, femmes de France,

Battent à l'unisson du mien !

Si je puis, emportant le seul prix où j'aspire, Un jour au but fatal reposer sans effroi, D'un pas inattentif n’éveillez pas ma lyre

Endormie alors près de moi.

Qu'importe si nul bruit ne survit à ma tombe, Si dans le cercle étroit, par mes accords rempli, Sitôt que de mes mains le luth s'échappe et tombe

Règnent le silence et l’oubli!

Le chant du Rossignol ne laisse point de trace, Nulle voix après lui ne redit ses concerts, Et le doux bruit de l’onde expire sous la glace

Où l’emprisonnent les hivers :

Mais, dans la nuit muette un regret qui s’éveille

Est peut-être le prix des accens de l'oiseau ;

Peut-être on se souvient d’avoir prêté l’oreille

Au frais murmure du ruisseau.

Ils étaient là tous trois...

Les trois grands patriotes qui donnèrent la liberté à leur pays furent Werner Stauffacher, Arnold de Melchtal et Walter Furst.

Déjà livrant Gesler à l'abimeirrité, La vengeance de Tell crie au sein de l'orage :

Liberté! liberté!

Ce sujet a été traité avec un grand talent par M. Steuben. Le tableau appartient à S. À. R. Mor. le duc d'Orléans.

LA FRANCE ET L'INDUSTRIE

Xl est un lieu célèbre où le bronze imposant

Presse, royale image, un coursier bondissant.

La place des Victoires où se trouvent les magasins de M. Ternaux.

GERMANICUS

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Cette pièce devait être intercallée dans l'ouvrage intitulé : Voyage d'un Egyptien à Rome, par M. Henry, bibliothécaire à Perpignan, et placée

dans la bouche d’une jeune, Romaine, petite-fille de Marc-Aurèle.

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