UNE PARISIENNE DE AYATTEAU
Et d'un adorable enjoûment Faisant, parmi les bergeries, Jouer capricieusement L'éventail des coquetteries.
Vous seriez reine à Trianon De par la grâce et la toilette Vous auriez pour sceptre mignon L'ivoire fin d'une houlette.
Je grouperais à vos côtés Des Faunes, courtisans de marbre, Et pour chantres de vos beautés Les oiseaux, ces ténors de l'arbre.
Des zéphyrs ailés et dansants, Galants ambassadeurs d'Eole, Fêteraient de leur doux encens Votre nonchalance créole.
A vos pieds, discrets soupirants, S'idylliseraient les Léandres, Et les madrigaux odorants Germeraient dans les frais méandres.
Les sylphes du bon Gabalis Sortiraient des corolles closes.