SUR LA FALAISE
SUTi L^i F^iL^ISE
es papillons bleus, les papillons blancs Sur les prés mouillés et les blés tremblants
Vont battant des ailes.
C'est sous le soleil un frémissement Qui fait s'incliner les fleurs doucement
Sur leurs tiges frêles.
Contre les rochers, avec des sanglots, lin bas, l'Océan vient briser ses flots
Brodés d'étincelles.
Là-haut, sans souci des flots onduleux, Les papillons blancs, les papillons bleus
Vont battant des ailes.
TE -Tl%^ S SE
Dans une urne qui n'a plus d'anse Tremble un vert tamarin vivant, Et l'écume des flots s'élance Jusqu'à ce cher abri, souvent.
Un jeune faune en bronze y danse Sur une outre pleine de vent, Et semble jouer en cadence, Sur sa flûte, un air décevant.
Et d'aucuns font cette imprudence De se parler d'amour, devant Ce dieu moqueur de l'inconstance, Qui siffle leurs mots en rêvant.