‹ PoésiesChapitre 43 sur 85 · A LA MÊME · texte numérisé non relu

A LA MÊME

Nous regarderons la nature Sourire à nos cœurs apaisés, Et sous la dernière verdure Résonnera le long murmure Du plus aimant de nos baisers.

Ji Lui MEME

INe me demande pas pourquoi j'ai vécu triste, Xe me plains pas. Vois-tu, tout mon orgueil résiste A la main qui veut prendre et caresser ma main. Je ne puis t'écouter, car tu n'es pas sincère. Je sais trop bien, hélas! et c'est là ma misère, Que l'être humain toujours ignore l'être humain.

Tu n'as jamais rien su des douleurs dent je souffre,

Rien su. Chacun de nous porte en lui-même un gouffre

Où, seul, il ose à peine aventurer les yeux.

C'est là qu'il te faudrait pénétrer et descendre

Pour voir les rêves morts que je pleure, et comprendre

Mes colères d'enfant malade et furieux.

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