‹ Poésies posthumesChapitre 39 sur 125 · SONNEZ TROMPETTES · texte numérisé non relu

SONNEZ TROMPETTES

En gagnant le matin ma gefile — 11 n'est pas rare Que je chemine avec un gros de fantassins Qui vont, musique en tâte... et lorsque la fanfare S'élance des clairons, des cors et des buccins.

Un magique transport me prend — et me sépare De ma vulgaire vie aux ennuis assassins. Je vibre. J'^ les nerfs glorieux. Je m'empare De cent rêves de pourpre accourus par essaims.

Je crois voir... non, je vola — des lices alhambresques, Des paladins menant des jeux chevaleresques, Devant des balcons d'or pleins de filles de roi.

Splendide galerie et fulguraote arène I

Double Éden de victoire et d'amour ~ qui m'entratne !

Bientôt je suis en selle aa milieu du touraol.

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