‹ Poésies posthumesChapitre 51 sur 125 · LA VRAIE NOBLESSE · texte numérisé non relu

LA VRAIE NOBLESSE

Ils vont criant partout, blâmes, la larme à t'ceil : ■ — Toute aristocratie est morte... Hélas! quel deuill» Hes maîtres, jugez mieux. La vôtre est au cercueil; Mais la nôtre est debout, pleine d'un salot orgueil.

La nôtre, entendez- vous 7 Sur votre blason fruste Elle a posé le pied. C'est la noblesse auguste Du penseur, du poëte, au cœur simple et robuste. Cherchant le vn^, le beau, n'adorant que le juste.

Notre aristocratie, à nous, verse le jour. La Raison, notre reine, a pour tenir sa cour Trois astres : l'Équité, la Liberté, l'Amour.

Oui, sachez-le, bourgeois, financiers, diplomates l Les nobles, maintenant, les vrais aristocrates. Les vrais patriciens — ce sont les démocratesl

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