MARAT
Qu'on ouvre & deux battants Bedlam aux lunatiques Qui voudraient dans l'Olympe asseoir l'ogre Harat. Que cet bomme ait été plus fou que scélérat, C'est tout ce que j'accorde à leurs cris fanatiques.
Hais, vrai Dieu ! dans l'azur des lumineux portiques. Hisser ce roi du meurtre aux haillons d'apparati Ériger en lion cet immonde verrat!
L'Introniser parmi les grands tribuns antiques!
Parle, bon La Palisse, oracle familierl
Dis que pour tout regard tant soit peu régulier
Les égouts ne sont pas à la hauteur des cimes.
Us encor qu'un bourreau n'est pas un chevalier; Et que rage et courage, — à peu près homonymes — Ne sont pas, et jamais ne seront synonymes !
POÉSIES POSTBnHES.
Daab}Dl,..quelDom!.,.quelbrulttquelreteDtlssemeDt! Il vous emplit le cœur de tocsin, de tonnerre. On pense ouïr gronder un écho du cratère... Un grand bois néméeo... quel plein rugissement!
Hélas I fut-Il toujours llonT L'aBVeux moment De septembre, — qui vit le lion populaire Se transformer en tigre à force de colère — Ne l'a-t-ll pas vu — lui — tigre pareillement}
Doit-on le condamner ? — Gel I pourrait-on l'absoudre î — La Patrie ett danger voulait des coupa de foudre. Courbez donc un Titan sous le niveau communi
Pourtant l'âme du sage, incertaine et troublée, Dans l'histoife, aux cAtés du colossal tribun — Volt Némésis trop nue et Tbémls trop voilée.