‹ Poésies. Précedees d'une noticeChapitre 25 sur 93 · P BACCHUS · texte numérisé non relu

P BACCHUS

IMITÉ d'ovide (Métamorphoses).

• Viens, ô divin Bacchus, ô jeune Thyonée, 0 Dyonise, Évan, lacchus et Lénée; Viens, tel que lu parus aux déserts de Naxos, ô- i/-iA Quand ta voix rassurait la fille de Minos. ^^»iè;e superbe éléphant, on proie à ta victoire, ty^""^^ tAvait de ses débris formé ton char d'ivoire. De pampres, de raisins mollement enchaîné, Le tigre aux larges flancs de taches sillonne. Et le lynx étoile, la panthère sauvage, Promenaient avec toi la cour sur ce rivage. L'or reluisait partout aux axes de tes chars. Les Ménades couraient en longs cheveux épars Et chantaient Évoë, Bacchus et Thyonée, Et Dyonise, Évan, lacchus et Lénée, Et tout ce que pour toi la Grèce eut de beaux noms. Et la voix des rochers répétait leurs chansons. Et le rauque tambour, les sonores cymbales, Les hautbois tortueux, et les doubles crotales Qu'agitaient en dansant sur ton bruyant chemin Le faune, le satyre et le jeune Sylvain, Au hasard attroupés autour du vieux Silène, Qui, sa coupe à la main , de la rive indienne. Toujours ivre, toujours débile, chancelant, Pas à nas cheminait sur son âne indolent.

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