OMBRE ET LUMIÈRE
Émerveille à la fois et rend triste, cher ange! L’adolescent après marche d’un pas plus sûr,
Du ciel dans son regard reflétant tout l’azur;
Le jouvenceau le suit, gourmandant sa paresse;
Puis voici le jeune homme au front plein d’allégresse. L’homme fait, l’homme mûr et la virilité Offrant un bras plus sûr à la sénilité;
Enfin, derrière eux tous et fermant le cortège.
Le mort dans son linceul, le mort que l’ombre assiège Et qui va près des siens, ancêtres glorieux.
Reposer loin du bruit au tombeau des aïeux.
Hélas! telle est la vie... un décroissement sombre.
Le passage fatal de la lumière à l’ombre.