CONFESSION
Q.ue l’astre ait cessé de sourire, Toutes les beautés du moment S’y reflètent sans y décrire Leurs contours en un trait charmant.
De l’étain la froide surface Ne se laisse pas pénétrer;
Car Je miroir est une glace Où nul regard ne peut entrer.
Les apparences de la terre Y glissent, fantômes peu sûrs, Comme un nuage solitaire A l’horizon des cieux obscurs.
Q,u’un peu plus tard la solitude Ait mordu l’étain réflecteur,
Que le mépris, l’ingratitude Aient mis leur tare sur mon cœur.
RELIQUIÆ
Ce n’est plus un miroir céleste, 'Lajlint-glass aux tons irisés,
C’est un tesson vulgaire, un reste De flacon, de verres cassés.
O mon âme, je t’en adjure,
Quel est ton état, le sais-tu?
— J’aime l’art moins que la nature, La beauté moins que la vertu !
TABLE
Payes.
Au Lecteur i
Irrésolution. — Préface i
Sur les chemins. — Portugal-Espagne 3